• Machine fasciste

    Briller, quoiqu'il arriver, je dois briller.

    J'entre dans la machine, infernale, je mets cette deuxième peau, noir, désagréable et mal coupé. D'autres arrivent, je dis bonjour, je sourie, j'essaye. Doucement, la machine se met en marche. Elle chauffe, sonne intervalle réguliers. Les clients arrivent. En masse.

    Certains sourient. Passé 3 minutes, la tension se fait sentir, ils perdent patience, passent à l'attaque. Ils ne disent pas bonjour, nous, les uniformes noirs ,nous plions. Ils s'approchent, il faut aller vite chaque seconde compte. Ils s'approchent. Ma gorge se serre. Je me remplie de positif, je rayonne, je vais bien. Je sourie, j'essaye, des fois je grimace. Merde. Faut sourire, même au micro, ils nous écoutent, ils nous entendent ! Il faut sourire, ça s'entend.

    Ouais, bah, là, j'ai pas envie. Je grimace. Je vais vite. J'essaye, je chope un max de prod pour tenir le coup. Je vais vite. Des fois les clients me font rire. Je brille ! Ouf ! Je brille encore ! Je vais vite. Je ne vois que des uniformes noirs. J'esquive. Je vais vite. Je grimace puis sourie. Puis grimace en fait. Je bouscule un uniforme. On est pas au rugby !! M'en fout, je fais de la boxe. Je peux te foutre un direct aussi.

    200 secondes. Putain ! Dépêches toi ! 210 secondes, c'est rouge. Ça cris.

    Une remarque fuse puis deux. Je les mets dans ma petite boite, pour essayer de sourire. Je grimace.

    Je brille. Malgré les remarques, je brille et brillerais toujours. Mais je crois que je dois partir.


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